José Abad Segura

Né le 13 mai 1916 à Novelda (Alicante).

Dès 1936, s'engage dans les forces républicaines qui s'opposent à la prise du Pouvoir par Franco.

En 1939, passe en France en même temps que le gouvernement espagnol (il faisait partie des troupes qui le suivaient/protégeaient).

(Il apprendra bien plus tard que son père, emprisonné à Alicante a été fusillé à la fin de la Guerre d'Espagne).

Au camp d'Argelès, on lui offrira le faux choix de rentrer en Espagne ou de partir comme volontaire pour la frontière allemande. Début 1940, fait prisonnier, il s'évade et parvient en Suisse où il sera livré aux Allemands (...).

De là il sera conduit (à pied essentiellement) jusqu'au camp de Mauthausen.

Il y reste jusqu'à la fin de la guerre successivemente à Gusen 1 et Gusen 2.

Après la libération, il rentre en France et trouve du travail comme ouvrier du bâtiment à Tarbes.

Au début des années 50, il rencontre sa femme Henriette, ils s'installent à Saint-Gaudens où ils élèveront leurs 3 enfants.

En 1976, il achève sa carrière profesionnelle (à l'Entreprise Industrielle où il était devenu chef de chantier) pour s'occuper de sa femme gravement malade qui décédera en avril 1979.

Jusqu'à début 1997, il continue à résider à Saint-Gaudens et partage son temps dans les familles de ses 3 enfants.

Après un an de longue et douloureuse maladie, il décède le 18 avril 1998.

Durant sa vie, il parlera peu de sa période de déportation avec ses enfants, gardant pour lui les souvenirs pénibles, pour profiter pleinement des instants présents.

Ses parents et amis pleurent aujourd'hui son absence et gardent de lui le souvenir d'un homme digne, intègre, au caractèfe enjoué ayant vécu sans jamais se plaindre les périodes les plus difficiles de sa vie.